La fin de l’hiver est un moment favorable à l’observation des chevreuils. Poussés par la faim, ils sortent du bois et s’aventurent dans les vergers où ils trouvent à se nourrir plus facilement qu’en forêt. La harde est constituée d’individus des deux sexes que l’on peut aisément distinguer. Sous l’effet des hormones, les mâles voient leurs bois repousser et ce sont d’abord les plus âgés qui se font remarquer. Mais en observant attentivement la tache blanche portée à l’arrière-train, on peut également les discriminer. Au premier plan, se trouve une femelle : son miroir a la forme d’un coeur et on distingue nettement le pinceau pelvien. Le chevreuil qui s’éloigne nous présente un miroir qui fait penser à un rein ou à un haricot. C’est l’apanage des mâles. Le fait de se déplacer en groupe permet à ces animaux de consacrer plus de temps à s’alimenter. C’est généralement une femelle qui fait le guet et agite le signal visuel du miroir en cas de danger imminent.
Ensisheim, le 8 mars 2025
