Le début du troisième millénaire n’est pas favorable aux oiseaux. On considère que le nombre de moineaux friquets a diminué de 60% entre 2010 à 2020. Pourtant cette espèce avait une solide réputation de rusticité. Le terme friquet vient de l’ancien adjectif frique qui signifiait « alerte, plein de vivacité ». Au XVIIe , le mot friquet désignait également un jeune garçon éveillé. Le moineau friquet affectionne particulièrement les vergers et les milieux bocagers avec des haies champêtres hautes et épaisses, et des vieux arbres, qu’ils soient isolés ou en alignement, bordant champs, chemins ou ruisseaux. La taille en têtard des saules mais aussi des peupliers, charmes et frênes lui est favorable puisque les émondages réguliers favorisent l’apparition de cavités qu’il occupe la nuit durant l’automne et l’hiver, et dans lesquelles il aménagera son nid et élèvera sa nichée durant la belle saison. Le régime alimentaire du moineau friquet dépend fortement de son cycle biologique. Durant la période de reproduction, il recherche surtout les invertébrés (des chenilles, des larves d’insectes et des araignées). Après l’envol des petits, il se nourrit de graines, dont une forte proportion issue de graminées sauvages et de plantes commensales des cultures.
Ensisheim, le 8 mars 2025
