Dans la grande famille des abeilles solitaires, la charpentière est sans doute la plus grande. Imposante par la taille, mais aussi inquiétante par la couleur : noir anthracite avec des reflets violacés. Et pourtant, elle est de naturel pacifique, à condition de ne pas vouloir la prendre dans ses mains. Fin mai, la femelle se met en quête d’un nid pour y déposer ses oeufs. A défaut de trouver une palissade ou un bambou accueillants, elle peut creuser toute sorte de bois mort ou tendre. Celle qui s’est posée sur un poteau de jardin a sans doute déjà achevé cette besogne. A présent, elle éprouve le besoin de se détendre, de faire un brin de toilette ou de procéder à une révision générale avant de reprendre son vol. On peut remarquer la curieuse position de ses pattes médianes, complètement repliées sur le dos, comme si l’abeille était prise d’une envie de se gratter pour soulager une démangeaison !
Baldersheim, le 19 mai 2023
