Depuis quelques années, on trouve pléthore de recettes pour accommoder l’ail des ours qui pousse en sous-bois dans les forêts de feuillus où elle forme de vastes colonies. On dit que les ours se mettaient en quête de cette plante pour se purger à leur sortie d’hibernation. Il faut être très vigilant en cueillant l’ail des ours pour ne pas le confondre avec le muguet, l’arum ou le colchique dont la toxicité a des conséquences bien plus graves. Allium ursicum était classé jusqu’à peu de temps dans la famille des alliacées, mais cette dernière a été intégrée aux amaryllidacées qui regroupe les plantes vivaces à bulbe et dont les fleurs sont enfermées dans une bractée membraneuse, la spathe. Les feuilles de l’ail des ours ne sont pas rassemblées à la base mais sortent individuellement de la terre. Les fleurs blanches sont portées en ombelles, au sommet d’un long pédicule. Elles sont composées de six sépales et de trois carpelles surmontés d’un style qui se transforme en capsule dans lesquelles murissent des graines noires disséminées par les fourmis. Cette plante est appréciée pour ses qualités gustatives – préparée en pesto, par exemple – mais aussi pour les propriétés médicinales : riche en vitamine C, elle a une action anti oxydante et anti microbienne.
Steinbrunn-le-haut, le 10 avril 2022
