Alouette des champs

Il y a quelques années encore, il était courant de pouvoir observer des alouettes des champs. Hélas, comme d’autres espèces, les effectifs ont beaucoup diminué. On peut encore la rencontrer dans les paysages de landes qui couvrent les collines sèches sous-vosgiennes. C’est son chant qui trahit sa présence, plus que son plumage qui passe inaperçu au milieu des herbes basses. Et c’est dans le ciel que l’on cherche le chanteur qui grisolle, tirelire ou turlutte. Dès le mois de février, les mâles commencent leurs vols nuptiaux, s’élevant du sol en chantant fortement. Une fois à bonne hauteur, l’oiseau descend en spirale, alternant battements d’ailes et glissés, toujours en chantant. Quand il arrive à une hauteur moindre, il se laisse tomber sur le sol comme une pierre. L’alouette possède un des répertoires les plus riches du monde des oiseaux avec plus de 600 notes et syllabes articulées en phrases, correspondant à des informations à finalité biologique  – interactions sexuelles, défense territoriale, alertes de présence d’un prédateur –  et indiquant également des formes d’émotions. Celle-ci sont décelables en observant la rapidité des séquences chantées. 

Le Bollenberg, le 21 février 2024