Quand on se promène régulièrement dans la nature, on se rend compte qu’il y a des moments où les chances d’observer de choses intéressantes sont très réduites. C’est le cas, par exemple, d’une journée froide, balayée par un vent d’Est : les animaux comme les oiseaux, après avoir évalué le ratio bénéfice-risque, se tiennent à couvert et au chaud. D’autres journées, par contre, sont favorables à l’explosion de la vie. En cette matinée encore fraîche, mais déjà réveillée par un rayon de soleil printanier, les cimes des arbres se font courtiser par des oiseaux impatients de se mettre en ménage. Parmi eux, un couple de gros becs. Le mâle a endossé sa tenue nuptiale, mais hésite encore à l’afficher en public. La femelle, dont l’habit est un peu plus terne, joue les filles de l’air et se perche bien au-dessus. Pour l’heure, leur principale préoccupation est de trouver à manger. En observant les restes accrochés à leur bec, on devine qu’il ont dû passer un bon moment au sol, à rechercher des graines.
Baldersheim, le 2 mars 2025
