Lorsqu’un nouvel épisode de canicule nous écrase de ses températures suffocantes, il nous arrive de scruter le ciel, à la recherche d’un signe d’espoir. De gros nuages noirs lourdement chargés d’eau seraient de nature à nous soulager… Hélas, ceux qui s’étirent à l’ouest sont aussi légers que secs; le soleil couchant brûle le ciel tout comme il stérilise la terre. Ce soir, pourtant, nous avons droit à un lot de consolation : la lune baigne dans une atmosphère de couleurs pastel. Le rose vaporeux se mélange partiellement au bleu turquoise et tous deux servent d’écrin au croissant qui gonfle et prend des teintes dorées. Si l’on veut distinguer les cratères lunaires, il faut cibler la limite entre la face éclairée et celle qui reste dans l’ombre. Ils sont l’oeuvre du volcanisme qui a travaillé notre satellite mais également des météorites qui, profitant de l’absence d’atmosphère lunaire, l’ont frappé sans retenue.
Baldersheim, le 2 août 2022
