Avion fantome

Au milieu du 20è siècle, le passage d’un avion dans le ciel était l’occasion de marquer une pause dans les activités en cours pour profiter d’un spectacle relativement rare. Aujourd’hui, on ne prête plus guère attention à ces vols qui font partie de notre vie quotidienne. Mais le sujet pourrait revenir sur le devant de la scène avec le réchauffement climatique. Les avions consomment du kérosène qui est en fait du pétrole, une énergie fossile. Quand il y a combustion de kérosène, il y a des émissions polluantes, en particulier de CO2, le principal gaz à effet de serre. Il y a également les trainées de condensation qui génèrent des nuages qui amplifient l’effet de serre pendant quelques heures ou une journée. Depuis les années 1970, les compagnies aériennes ont bien réalisé des gains d’efficacité énergétique de près de 80% en utilisant des avions plus gros et mieux remplis. Mais comme sur la même période, le volume du trafic a été multiplié par 12, le volume d’émission de CO2 a continué à croître. Le tourisme, le commerce et la logistique ont tellement investi ce moyen de transport que la courbe n’est pas prête à s’inverser.

Baldersheim, le 16 août 2023