Barge rousse

Le terme barge utilisé depuis le 16è siècle pour désigner cet oiseau trouve son origine dans un mot gaulois évoquant quelqu’un « qui élève la voix ». En anglais, on emploie encore ‘to bark’ au sens de « aboyer ». C’est en effet un cri bref et rauque que la barge rousse émet. Trapue et un peu moins grande que la barge à queue noire, elle possède également un bec plus court et davantage incurvé vers le haut. Le plumage nuptial du mâle est orné de rouge brique sur  la tête, le cou et les parties inférieures. Les ornithologues qui ont équipé certains spécimens de balises GPS ont découvert que les barges rousses étaient capables de rallier en trois jours la mer des Wadden, aux Pays Bas, d’un vol direct de 4300 km à partir de la zone d’hivernage en Mauritanie. Une partie effectue des haltes migratoires le long des côtes, avant de rejoindre la toundra de Sibérie où elles se reproduisent. C’est souvent en troupe qu’on peut les observer lorsqu’elles se nourrissent dans les vasières. Au menu, on trouve des vers marins, crevettes et puces de mer ; au printemps, elles consomment également des  insectes, chenilles et même des végétaux.

Le Fier d’Ars, le 27 septembre 2024