Depuis quelques années, on peut constater une forte augmentation des gros coups de vents qui s’abattent sur notre région, quand ce ne sont pas des tempêtes qui portent des prénoms comme Kirk ou Bert. Les stigmates de ces violents passages se lisent dans les paysages, au bord des routes ou des cours d’eau. Les rives de l’ancien canal qui longe la Maison de la nature de Hirtzfelden ont été particulièrement touchées. Certains tronçons sont littéralement barrés par des arbres déracinés et les branches encore nues retiennent des objets singuliers comme des jouets d’enfants. Parfois, ce sont des gros morceaux de bois qui flottent au gré du courant et croisent d’autres sinistrés qui essayent tant bien que mal de garder la tête hors de l’eau. A la faveur d’un rayon de soleil, les ombres projetées forment des cadrans solaires éphémères. Ce jeu d’obstacles n’est pas très apprécié par les oiseaux aquatiques : aucun cygne ne se risque à y effectuer un atterrissage d’urgence. Et ce ne sont pas les castors qui leur dégageront la route.
Hirtzfelden, le 29 janvier 2025
