L’Ecomusée d’Alsace n’est pas seulement un lieu où l’on peut admirer de belles maisons à colombages provenant de différents cantons et regroupées dans un même village. On cherche également à faire revivre les traditions de la vie à la campagne et des fermes en particulier. Il n’est donc pas étrange de rencontrer des animaux de la basse-cour aujourd’hui un peu oubliés. On admirera par exemple la tête torturée du canard de Barbarie ou quelques oies bruyantes. Ce qui est plus surprenant, c’est de découvrir au bord de la rivière un canard bibendum, se promenant à côté d’un couple de colverts aux dimensions habituelles. Il s’agit d’un volatile de grande taille, plutôt rondouillard, qui a du mal à se déplacer et qui ne vole pas. Le mâle a une magnifique tête vert irisé et un plumage qui rappelle celui du colvert. Il s’agit en effet d’un canard qui a fait l’objet de croisements dans le but d’augmenter sa masse et d’en faire un met gastronomique. Le standard de la race a été adopté en 1923 sous le nom de Canard de Rouen.
Ungersheim, le 1 novembre 2022
