La cétoine grise est beaucoup moins gâtée au niveau des couleurs que sa cousine, la cétoine dorée ; avec sa robe noire tachetée de points blancs, on l’appelle également la cétoine funeste, le demi-deuil ou encore le drap mortuaire ! Pour distinguer le mâle de la femelle, il faut scruter l’abdomen : celui des femelles reste bien noir et dodu alors que leurs partenaires masculins arborent des rangées de points blancs. Les larves de cétoines se retrouvent fréquemment dans les tas de compost. Elles se nourrissent de débris végétaux et contribuent donc au recyclage de la masse végétale ligneuse qu’elles transforment en humus. Une fois adulte, la cétoine consomme du pollen, mais également des organes floraux : étamines, pistils, glandes nectarifères… si bien qu’elle inquiète les arboriculteurs lorsque les plantations sont en prise avec une concentration de ces coléoptères. Mais le plus souvent, les cétoines se retrouvent sur les ombellifères et les rosacées. Elles n’ont qu’un seul prédateur naturel, la scolie hirsute qui pond dans leurs larves. Mais cette guêpe parasite est en voie de disparition.
Le Rothmoos, le 27 juin 2023
