Chevalier combattant

Jusqu’au XXe siècle, cet aristocrate haut sur pattes était classé avec les chevaliers en raison de son allure générale. Il a depuis rejoint le groupe des bécasseaux, reconnaissables à leur long bec grêle et droit. Le plumage nuptial du mâle le pare d’une fraise autour du cou, destinée à impressionner les adversaires et séduire les femelles. Cette collerette et la double crête de plumes érectiles disparaissent lorsque prend fin la période des amours. On distingue différents profils de mâles. Il y a d’abord les résidents qui défendent une zone dans l’arène. Ils ont généralement un plumage ornemental plutôt foncé allant du noir au brun en passant par le chamois et le châtain. Viennent ensuite les satellites qui ont un plumage ornemental plus pâle, souvent blanc. Ils ne défendent aucune zone, mais sont acceptés dans l’arène où ils peuvent s’accoupler en devançant un résident. Enfin arrivent les travestis qui gardent l’apparence discrète des femelles pour dérober des accouplements aux autres mâles.

Parc animalier de Sainte Croix, le 22 mai 2024