Le chevalier sylvain porte ce nom parce qu’il a l’habitude de nicher dans les tourbières et les zones marécageuses des forêts nordiques qu’il fréquente de mai à juillet. La migration l’entraîne ensuite vers l’Afrique sub saharienne. En chemin, il s’arrête près des lacs, des réservoirs ou des rivières bordées de végétation marécageuse. Cette année particulièrement pluvieuse a multiplié les opportunités. Celui que nous avons pu observer s’est posé près d’une grande mare qui s’est formée aux limites de l’ancienne carrière. Il marche lentement dans l’ eau peu profonde et dans la boue, en glanant, sondant ou balayant la surface avec son bec. Il est aussi capable de capturer des insectes volants au passage. En plumage nuptial, il a le dos gris ardoise tacheté de points blancs, noirs et chamois de taille irrégulière. Sa tête et son cou sont finement rayés, ces stries délicates allant jusque sur la première partie du dos et sur la poitrine. Les effectifs de chevaliers sylvain sont hélas en régression à cause de la transformation des zones humides un peu partout sur notre planète.
L’ancienne carrière de Réguisheim, le 18 août 2024
