Chouette leurre

A force de pratiquer l’observation des oiseaux, on finit par affuter les sens qui interviennent dans leur repérage et leur identification. Généralement, c’est l’ouïe qui est mise en alerte en premier, surtout quand les arbres sont couverts de feuilles, ce qui n’est pas encore le cas en cette période de l’année. La vue intervient pour pointer des oiseaux en déplacement et localiser l’endroit où ils se posent. Comme le cueilleur de champignons, l’amateur d’oiseaux s’efforce également d’identifier des formes ; il est attentif aux endroits qu’ils fréquentent habituellement : la cime d’un arbre ou  l’extrémité d’une branche. Parfois, on croit distinguer un oiseau et on s’approche furtivement pour ne pas l’effrayer. Celui-ci a l’air immobile, ce qui n’est pas étonnant pour un rapace nocturne qui se repose durant la journée. Encore quelques pas avant de faire le point au téléobjectif…  C’est bien une chouette, mais d’une nouvelle espèce, une chouette leurre, en écorce de bois détachée d’un tronc et qui prend son temps avant de s’envoler au sol.

Baldersheim, le 2 mars 2025