Il y a des mots qui ont le pouvoir de procurer des frissons à certaines personnes et qui agissent comme des repoussoirs. Lorsqu’un céréalier entend parler de chrysomèle, il voit rouge et fait l’inventaire des produits chimiques disponibles pour les combattre. En effet, la chrysomèle du maïs est considérée comme le ravageur le plus dangereux pour cette culture, pouvant occasionner jusqu’à 50% de pertes. Mais la famille des chrysomèles est vaste – on en dénombre plusieurs milliers répartis dans le monde entier – et toutes ne sont pas aussi dangereuses. Le bijou qui s’est posé sur la toile du peintre est inféodé aux lamiacées : lavande, romarin, sauge, thym… dont il grignote les feuilles et les boutons floraux. Quand les journées deviennent très chaudes, les chrysomèles recherchent la fraîcheur à même le sol. Pour limiter leur nombre et les dégâts à venir sur les plantes du jardin, il suffit de procéder à un ramassage manuel avant la période de ponte, à la fin de l’été. Les guêpes polistes se chargeront des larves déjà écloses.
Baldersheim, le 2 juin 2024
