Chute libre

Habituellement, ce sont les rapaces qui pratiquent la chute libre. Le faucon crécerelle interrompt son vol stationnaire pour se laisser tomber sur un campagnol repéré au sol. En repliant ses ailes, le balbuzard pêcheur gagne de la vitesse et vient harponner le poisson à la surface de l’eau. Quant à l ‘épervier, il sème la panique chez les autres oiseaux lorsqu’il fond sur sa proie. Le moineau domestique n’est pas prédestiné à pratiquer cet exercice. Mais c’est un observateur avisé. A force de voir le rouge-queue s’envoler de son perchoir pour attraper un insecte en vol, il se met à l’imiter. Bien sûr, les figures sont encore un peu maladroites et manquent de grâce. Mais il fait preuve de hardiesse. En décollant du toit de la maison, il s’élève de quelques mètres avant de se laisser tomber comme un missile pour saisir au vol un insecte revigoré par le temps ensoleillé. Après la capture, il n’a aucune difficulté à redresser sa trajectoire et retrouver son assiette. Dans quelques semaines, avec le retour du froid, les mangeoires seront à nouveau garnies; la chasse à la nourriture sera moins sportive.

Baldersheim, le 14 octobre 2024