Cohabitation

Les botanistes nous ont appris que les plantes à fleurs ont co-évolué avec les insectes. On peut citer quelques couples célèbres : le bryone et l’andrène, le figuier et la minuscule guêpe blastophage, le gallium et le moto-sphinx… Mais de nombreuses autres plantes s’accommodent fort bien de visiteurs variés. C’est le cas de la ronce qui profite des toutes les opportunités pour s’installer sur des terrains non entretenus. En se parant de couleurs qui vont du blanc au rouge, elle attire toutes sortes d’insectes. L’azuré qui s’est posé sur un pétale déroule sa trompe et s ‘apprête à prélever le nectar produit par les nectaires, des glandes spécialisées. L’abeille solitaire, une osmie, est plutôt attirée par le pollen qu’elle prélève au sommet des étamines. Vu le nombre d’anthères à explorer, elle semble faire du sur-place. Le papillon, en revanche, passe de pétale en pétale et donne l’impression de réaliser une danse autour de l’hyménoptère. La cohabitation entre les deux insectes est parfaite ; tous deux s’acceptent et participent à la pollinisation de la fleur.

Baldersheim, le 12 juillet 2024