Aux abords du marais, un oiseau vient de se poser sur une branche en hauteur. De loin, on dirait un rapace, mais quand on l’observe de près, on identifie un coucou gris venu inspecter le théâtre de son prochain forfait. La tête, la poitrine et les parties supérieures sont gris bleuté; les pattes, les yeux et la base du bec sont de couleur jaune. Le chant caractéristique confirme l’observation. En latin, déjà, il a servi a nommer l’oiseau. Mais Cunulus désigne également un galant, un fainéant ou… un imbécile. Nous retrouvons l’idée de tromperie qui symbolise l’oiseau en raison des moeurs particuliers dont il use pour se reproduire. La femelle peut pondre une vingtaine d’oeufs qu’elle dépose à l’unité dans le nid d’une autre espèce : pipit, rouge gorge, rousserolles… Peu après l’éclosion l’oisillon coucou éjecte les oeufs et les jeunes du nid de l’hôte. Le coucou est un migrateur. Ceux qui nichent chez nous passent l’hiver dans le centre et le sud de l’Afrique.
Le Rothmoos, le 1 mai 2024
