Le troglodyte mignon est un oiseau difficile à repérer dès lors que la végétation recommence à pousser. La fin de l’hiver est un moment favorable pour le débusquer dans des endroits à découvert. Mais il faut faire preuve de patience et scruter attentivement le moindre mouvement dans les buissons et le feuillage mort. C’est sur l’autre rive du canal qu’il prospecte sur les troncs des arbres couchés, à la recherche de quelques insectes. La prise de vue réalisée aujourd’hui n’est pas très conventionnelle : habituellement, il est représenté la queue bien dressée, ce qui n’est pas le cas ici. Toujours en mouvement, il lui arrive peut-être aussi d’avoir des moments de fatigue qui l’obligent à relâcher les muscles. Le feuillage en arrière plan donne une idée de la taille de l’oiseau : à peine une dizaine de centimètres, ce qui lui permet de se faufiler dans le moindre trou. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle troglodyte ! En ce début février, l’ambiance est encore sereine. Dans quelques semaines, elle se fera plus sportive quand il s’agira d’assurer la défense de son territoire.
Baldersheim, le 9 février 2025
