Le courlis cendré, que l’on pouvait encore observer régulièrement en Alsace au début du XXI siècle figure à présent sur la liste rouge des oiseaux en danger critique d’extinction dans notre région. C’est sur les côtes de l’Europe de l’ouest que l’on peut encore rencontrer ce grand limicole. Très grégaire en-dehors de la période de reproduction, il se nourrit dans les vasières. Le courlis a un bec caractéristique qui lui a valu son nom scientifique, Numenius arquata, « courbé en arc comme la nouvelle lune. » Les mâles se délectent de crabes; les femelles, disposant d’un bec légèrement plus long, recherchent des mollusques et bivalves enfouis plus profondément dans le substrat. En période de reproduction, ils quittent le milieu marin, à la recherche de vastes prairies pauvres en haies et en arbres afin de pouvoir scruter les environs et repérer les dangers. L’alimentation change aussi, puisqu’ils consomment alors des insectes, des baies, des graines et des céréales. A défaut de l’apercevoir dans cet environnement, on peut entendre le cri fluté composé de « cou-cour-li » lents et répétés qui sont à l’origine de son nom vernaculaire.
Le Fier d’Ars, le 26 septembre 2024
