Comme de nombreuses espèces d’insectes, le cuivré commun a besoin d’une plante hôte pour se reproduire : c’est l’oseille sauvage, les Rhumex dont il recherche l’acide oxalique. La chenille qui a la forme d’un cloporte consomme le parenchyme des feuilles à partir de la face externe en laissant l’épiderme interne. La cuticule en chitine n’étant pas extensible, elle a besoin de muer pour grandir et les mues successives sont déclenchées par une hormone de croissance. La métamorphose finale donne un imago de 25 mm d’envergure, aux ailes antérieures rouge cuivré sur le dessus qui lui valent son nom vernaculaire. Le revers des ailes est totalement différent puisqu’on trouve essentiellement du beige avec des petits points noirs. Les couleurs sont vives et contrastées chez la première génération de l’année et plus ternes et sombres chez les deux suivantes. Le cuivré se développe dans les milieux ouverts, avec une prédilection pour les terrains sablonneux. Le mâle s’arroge un petit territoire qu’il défend contre les autres prétendants de son espèce.
Le Rothmoos, le 27 juin 2023
