En règle générale, elles sont reléguées au second plan au motif qu’elles manquent de variété dans les couleurs. On ne voit que les fleurs dont les différentes teintes peuvent donner lieu à collection. Il serait pourtant dommage de ne pas s’arrêter un instant pour admirer les feuilles du cyclamen qui ne manquent pas d’originalité. Chacune possède un long pétiole et attire le regard par sa coloration vert foncé, avec des zones plus claires vers l’extérieur. Ovales-arrondies, un peu en forme de cœur, aux bords crénelés, avec un contour plus ou moins polygonal, elles possèdent deux oreillettes larges et arrondies autour du point d’insertion avec le pétiole. Il faut cependant se garder de toucher ces beautés sculpturales car elles sont de nature à causer des dermatites par contact. Lorsque les fleurs sont fanées, le feuillage finit également par disparaitre. Ne subsiste que le tubercule qui conserve tout le potentiel pour faire repartir la plante au printemps mais qui est également hautement toxique : il concentre la cyclamine, un principe actif qui a des propriétés analogues au curare, capable d’entraîner la mort par paralysie des muscles thoraciques.
Baldersheim, le 13 janvier 23
