Ça y est ! L’hiver est derrière nous ; les végétaux sont bien réveillés et expriment leurs forces renaissantes. Dans la foulée, on a même dépassé le stade du débourrement caractérisé par le développement et l’ouverture des bourgeons. A présent les feuilles sont bien formées, d’un vert encore tendre, mais prêtes à faire fonctionner l’usine de photosynthèse. On connaît bien le processus qui lève la dormance des bourgeons : après la période froide, l’allongement des journées et le réchauffement des températures donnent le top du départ. Il n’est pas étonnant de constater qu’avec le réchauffement climatique, le débourrement des bourgeons est régulièrement anticipé. Mais paradoxalement, on observe qu’à basse altitude et surtout dans les régions méridionales, la reprise de l’activité n’est plus aussi précoce, malgré un réchauffement qui va croissant. Les chercheurs se posent bien des questions sur le long terme. Ils redoutent même que, d’ici quelques décennies, certaines espèces ne puissent plus lever la dormance des bourgeons par manque de froid hivernal.
Forêt de la Hardt, 26 mars 2024
