Il y a une semaine, nous passions à l’heure d’hiver. Une simple formalité à laquelle nous devrions être habitués puisqu’elle se répète depuis près d’un demi-siècle déjà. Et pourtant à chaque fois, on réalise combien cette petite heure en plus peut perturber notre rythme de vie. Les effets du décalage mettront quelques jours à se dissiper. Seule restera l’impression d’avoir donné un coup d’accélérateur au passage de saison. Les journées raccourcissent sensiblement et la nuit nous surprend alors que nous sommes encore en pleine activité. On voudrait faire durer ces moments sublimes où le ciel se pare de couleurs cuivrées, mais on sait bien que très vite le rideau noir tombera sur la scène, actant la fin du spectacle… Les oiseaux n’ont pas été soumis au stress du changement d’horaire, mais ils ressentent comme nous la fuite du temps. Ce soir, c’est avec un plaisir évident qu’ils profitent des dernières lueurs pour se lancer dans d’enivrantes pirouettes avant de se reposer au sommet d’un arbre… et attendre avec impatience le retour d’un nouveau jour.
Baldersheim, le 3 novembre 2024
