Statistiquement, décembre et janvier sont des mois très arrosés avec des précipitations qui dépassent les 100 mm. Effectivement, en ce début mars, la retenue de Michelbach a fait le plein. Les arbres ont les pieds dans l’eau et les berges sont noyées. Même la digue de l’avant-plan, pourtant haute de 7 m, est presque inondée. La ligne de gabions qui est sensée la protéger et que l’on aperçoit en période d’étiage a disparu au fond du lac. Le réservoir est alimenté par le cours d’eau au nom éponyme, mais surtout par un prélèvement de l’eau de la Doller qui est amenée depuis Sentheim par une canalisation gravitaire longue de 4,7 km. La queue de la retenue joue un rôle de décanteur pour les apports du Michelbach, en amont, avant de déverser cette eau dans le plan d’eau principal. Ce gigantesque réservoir ouvrira ses vannes pour soutenir le niveau de la Doller et l’alimentation de la nappe phréatique. Et quand le niveau de la retenue aura suffisamment baissé, on assistera à nouveau au retour des limicoles.
Michelbach, le 6 mars 2024
