Elle fait partie du monde des « petits » mais ne laisse personne indifférent avec son teint lumineux ; sur la tige de lavande en fleurs, elle donne l’impression d’avoir une LED allumée en permanence dans son abdomen. C’est l’amie de la rosée, comme le suggère son nom. Mais c’est surtout, depuis le début du 20è siècle, la star de la génétique. Thomas Morgan a choisi d’étudier la drosophile pour sonder les mystères de la génétique. L’insecte qui ne dépasse pas le demi centimètre n’est pas difficile : il pond dans les tissus végétaux et se nourrit des micro-organismes qu’ils contiennent. L’élevage est aisé : une femelle pond 400 oeufs en 10 jours, lesquels deviennent en 12 jours un adulte apte à se reproduire à son tour, ce qui donne 25 générations par an. Le génome de la drosophile est constitué de quatre paires de chromosomes et les glandes salivaires des larves contiennent des chromosomes géants qui ont facilité les observations. EN 1998, le génome de la drosophile a été l’un des premiers séquencés de A à Z.
Baldersheim, le 20 juin 2024
