En consultant le dictionnaire étymologique de la langue française, on apprend que le nom heéron est issu du francique heigro qui se transforma au XIIe siècle en hairon puis aigron et enfin héron. Tous ces mots ont en commun avec hure, hurluberlu et ahuri l’idée de hérissement. Lorsqu’on observe ce héron cendré juché sur une souche, c’est le mot ébouriffé qui vient à l’esprit en premier. Il a achevé une partie de pêche dans le Réservoir et, après un brin de toilette, doit encore sécher son plumage au soleil avant d’être à nouveau présentable, svelte dans sa tenue « queue de pie ». Mais le héron aime la quiétude et si les regards des passants se font trop insistants, il n’hésitera pas à s’envoler pour trouver le calme un peu plus loin.
Montreux-vieux, le 27 juillet 2022
