Araneus diadematus est – on devrait dire «était » – une araignée tellement répandue dans les jardins que c’est une des rares à avoir un nom vernaculaire : l’épeire diadème, ce qui signifie littéralement « qui porte une croix sur la toile ». En effet, son corps jaune à orangé porte un joli motif blanc en forme de croix. Méthodique, elle tisse tous les matins une toile dans le but de capturer des proies et n’hésite pas à ingérer la toile de la veille pour recycler les sucres et les acides aminés. Chez cet invertébré, le dimorphisme sexuel est assez prononcé : la femelle, deux fois plus grosse que le mâle, mesure plus de 2 cm de long (sans les pattes) et arbore un abdomen volumineux et arrondi. Le mâle possède un corps plus fin à l’aspect piriforme parfois. Il se distingue aussi par un renflement de ses pédipalpes bulbeux. Hélas ! Des études récentes font état d’un effondrement de la population des épeires, victimes indirectes de la raréfaction de ses proies : moustiques, mouches, guêpes… Étant moins bien nourrie, l’épeire tisse des toiles plus fines et plus fragiles et sa chasse devient plus hasardeuse.
Baldersheim, le 11 août 2016
