Si quelqu’un vous décrit un oiseau noir et blanc, de la taille d’un corbeau, avec une longue queue, vous n’aurez pas de mal à identifier la pie qui fait partie de notre environnement quotidien. On pourrait ajouter qu’elle évolue souvent en groupe, comme d’ailleurs beaucoup d’autres espèces d’oiseaux en cette période de début d’hiver. Mais s’il fallait indiquer où sont réparties les plages blanches, on aurait sans doute plus de mal à le faire. On citerait éventuellement le blanc du ventre ainsi que les taches sur les flancs. Mais lorsque la pie reste posée sur une branche, elle prend bien soin de cacher les magnifiques rémiges primaires dont la palette ne se dévoilera qu’à l’envol. Le contour noir de chaque plume contribue à transformer l’aile en éventail andalou. A la faveur d’une lumière complice, nous pouvons également admirer des reflets iridescents bleu-vert qui confèrent à l’oiseau ses marques de noblesse… Autant de détails qui mériteraient notre considération et une remise en cause du mépris que l’on exprime trop souvent à son égard.
Baldersheim, le 18 décembre 2024
