Visiteur occasionnel de la mangeoire, le pigeon ramier, très curieux, nous donne l’occasion de nous attarder sur son organe de vision qui proportionnellement au reste de la tête est très développé en taille. Les yeux sont fixés sur un os du crâne appelé l’anneau sclérotique. On ne distingue que l’iris et la cornée convexe ; la partie postérieure, qui est la plus grande, loge les cellules sensorielles de la rétine dont le nombre est supérieur à celui des mammifères. La position des yeux est le résultat d’une adaptation du régime alimentaire. Chez le pigeon, ils sont disposés de chaque côté de la tête, ce qui leur confère une vision monoculaire élargie pour détecter les prédateurs. Les couches internes de la rétine contiennent les bâtonnets qui sont les cellules sensibles à la lumière et des cônes qui apportent la précision des images et la vision des couleurs. Leur vision est tétra chromatique : ils peuvent percevoir l’ultra-violet en plus du rouge, du bleu, et du vert. Les réseaux nerveux qui relient ces organes au cerveau sont également très performants, garantissant une excellente acuité visuelle et la perception des mouvements à une fréquence de 150 images par seconde.
Baldersheim, le 24 mars 2024
