Les plantes souffrent mais leurs larmes ne coulent plus ; elles restent figées au bout des feuilles comme pour exprimer une plainte incessante. Pourtant le spectacle ne suscite aucune tristesse. Il y a bien les teintes bleu électrique et vert menthe à l’eau qui pourraient faire frissonner, mais elles sont adoucies par les nuances pastel des jeux de lumière. C’est donc un tableau féérique, dominé par le miroitement et les scintillements qui s’offre à notre regard et touche notre cœur. On prend alors le temps de contempler le travail d’orfèvre réalisé sur les stalactites, de fines gravures minutieuses qui signent la fragilité de l’œuvre, et profiter de cet instant éphémère, rempli de magie et de poésie.
Baldersheim, le 16 décembre 2022
