Foulques macules

Au bord de l’étang, deux foulques macroules commencent leur journée par un brin de toilette. Le soleil perce déjà entre les roseaux mais l’atmosphère reste fraîche et elles apprécient. On a l’impression qu’elles se parlent.  Mais de quoi? Des bonnes choses qu’elles ont envie de manger, de nouveaux  endroits à explorer, des rencontres dont il faut se méfier… On ne le saura jamais car pour nous, ce ne sont que des cris rauques et secs qui accompagnent des chamailleries. Les foulques ont tendance à s’adapter à la présence de l’homme, mais ils restent très méfiants lorsqu’ils élèvent des petits. On a alors beaucoup plus de mal à les observer. Ils peuvent cohabiter pacifiquement avec d’autres espèces d’oiseaux aquatiques, mais aussi faire preuve de caractère pour défendre leur territoire. En cas de danger, ils n’hésitent d’ailleurs pas à s’attaquer à des intrus, même s’ils sont beaucoup plus gros qu’eux. C’est l’instinct de survie qui les guide tout au long de l’année.

La petite Camargue, le 29 juillet 2024