Fuligule morillon

On sait bien que le froid n’est pas ressenti de la même manière par les hommes. Certains s’en accommodent facilement alors que d’autres restent calfeutrés au chaud. Les oiseaux vivent un peu la même situation. Ceux qui nichent dans les contrées les plus septentrionales, de la Scandinavie à la Sibérie, n’ont pas besoin de migrer en Afrique pour hiverner. C’est le cas de ce couple de fuligules morillons rencontré sur le marais du Rothmoos. Ils arborent une tenue post nuptiale qu’ils ont mis six mois à parfaire : plumage noir aux reflets vert violacé et flancs blancs pour le mâle, robe brune pour la femelle. Tous les deux portent une huppe.  Les fuligules morillons sont grégaires et constituent souvent des bandes en hiver. Ils se reposent durant la journée et partent pour manger à la tombée de la nuit. Excellents plongeurs, ils consomment des mollusques et des crustacés; ils ont un faible pour la moule zébrée qui est une espèce envahissante.  

Le Rothmoos, le 7 février 2024