Dans la conscience occidentale, le chêne reste le plus « grand » des arbres de nos forêts. Il a fait l’objet d’une vénération particulière par les druides et a été utilisé de tout temps pour bâtir les cathédrales ou des navires et chauffer les foyers. A côté des glands qui étaient ramassés pour nourrir les animaux, on peut observer d’autres curiosités qui ressemblent à des fruits et qui sont en réalité des galles. Elles peuvent avoir toutes sortes de formes selon le parasite qui en est responsable. La noix de galle du chêne est l’œuvre d’un insecte de la famille des cynips, Andrius kollari, qui pond ses œufs dans les bourgeons de l’arbre. En réaction, le chêne développe une excroissance tumorale structurée. La larve peut se nourrir des tissus végétaux de la galle alimentés en sucres par la sève élaborée. A la fin de l’été, l’insecte adulte perce un trou et quitte son logis protecteur pour pondre dans d’autres bourgeons par parthénogenèse. Les secondes générations, plus petites, seront sexuées et poursuivront le cycle de reproduction. Ironie du sort : les galles peuvent être elles-mêmes parasitées par d’autres guêpes qui se développent aux dépens du premier cynips !
Wentzwiller, le 21 février 2023
