Grand cormoran

Après les années noires d’une chasse systématique qui a failli entraîner son éradication, le grand cormoran affiche son grand retour. On le rencontre au bord des lacs et des plans d’eau, mais également le long des rivières et des voies navigables où il cherche sa nourriture. Cet oiseau est un excellent plongeur, mais sa combinaison n’est pas étanche : en effet, son plumage est mal protégé par les sécrétions de la glande uropygienne. Le sébum produit par cette glande est moins gras que celui des autres oiseaux, ce qui limite l’effet imperméabilisant et facilite son mouillage. Paradoxalement, le plumage mouillé l’alourdit et l’aide à plonger plus profondément et plus facilement. Lorsque la partie de pêche est terminée, le cormoran doit se poser en un endroit ensoleillé ou ventilé pour sécher ses ailes écartées. Cette position caractéristique dite « en étendard » permet de limiter le temps d’exposition, ce qui évite l’hypothermie surtout dans les périodes froides. Celui qui s’était posé au sommet d’un arbre au bord du canal s’est envolé au bout d’une quinzaine de minutes.

Baldersheim, le 24 décembre 2024