L’étymologie donne souvent un premier éclairage sur l’identité d’un oiseau. Pour le grand gravelot, on comprend que c’est un habitant des grèves, ces espaces de sables et de cailloux au bord de l’eau. Le terme scientifique est encore plus précis puisque Hiaticula veut dire « qui habite les fentes ». Le terme se rapporte au nid de l’oiseau, situé entre les galets. Il s’agit donc d’un limicole côtier qui apprécie les hauts de plages, à la limite des laisses de mer et des premiers mètres de végétation terrestre. Réputé pour être un migrateur, le Gand gravelot part entre les mois d’avril et d’août pour la Scandinavie et les rivages de la Baltique afin de s’y reproduire. On constate que les couples restent fidèles d’une année sur l’autre. Lorsque les petits sont autonomes, ils reviennent sur les côtes de l’Atlantique. A l’approche de la période froide, ils sont nombreux à partir pour l’Afrique du Nord et de l’Ouest. Au menu de ce limicole, on note les petits invertébrés, crustacés, mollusques, insectes et larves… que l’on trouve précisément sur les espaces voués aux activités touristiques.
Le Fier d’Ars, le 24 septembre 2024
