Gros-bec

Si son domaine de prédilection reste la forêt, le gros bec peut en hiver se rapprocher des mangeoires et se ravitailler en graines de tournesol. C’est l’occasion d’admirer un oiseau qui affiche une élégance raffinée avec un plumage tout en nuances de brun cannelle, de rose, de fauve,  sans oublier les plumes bleu foncé retroussées au bord des ailes. Mais, ce qui frappe le plus, c’est un énorme bec conique planté sur une grosse tête et un cou trapu. ! A l’intérieur du bec, se trouvent deux paires de tubercules finement ornés de crêtes qui forment une espèce de pince bloquante avec quatre points d’appui. Le gros bec est le spécialiste des noyaux très durs comme les cerises qu’il casse pour en extraire l’amande. Là, il doit souvent s’y prendre à plusieurs reprises pour venir à bout de la coque très dure, repositionnant le noyau à chaque tentative. Quand l’amande est atteinte, il la fait tourner avec sa langue pour l’éplucher contre le bord tranchant de la mandibule inférieure et il rejette aussi la peau qui entoure la graine. Cette étape est cruciale car ces graines renferment des substances toxiques (des composés cyanogénétiques) concentrées dans le tégument comme moyen de défense contre les consommateurs.

Baldersheim, le 8 décembre 2024