Halicte

Dès le début de l’été, la tanaisie offre généreusement de grandes ombelles jaunes à toute une légion d’insectes. Parmi eux, une petite abeille solitaire vient goûter aux délices d’un nectar camphré : c’est une halicte qui creuse son terrier dans les sols sableux et bien exposés. Cette espèce se reconnait à ses tibias postérieurs oranges et aux fines bandes de poils blancs sur l’abdomen. On l’appelle également abeille de la sueur en raison de son attirance par l’odeur de la transpiration. Comme de nombreuses autres abeilles sauvages, la population d’halictes est en régression en raison de la disparition progressive de son habitat. De plus, elles sont victimes de parasitoïdes : leurs nymphes sont mangées par des larves de bombyles.

Baldersheim, le 9 juillet 2023