En espagnol, c’est un même mot qui désigne l’hirondelle et le mode de transport aérien : Avión común. Rondes et compactes, les hirondelles de fenêtre ressemblent à de minuscules tonneaux ailés avec une courte queue modérément fourchue et une grande tâche blanche sur le croupion en guise de fanion de la compagnie. Par une belle journée d’été, elles chassent haut dans le ciel. Le vol est double, une série de battements rapides suivis d’un vol plané, mais il est assez décousu avec d’incessants changements de cap. L’hirondelle se nourrit d’insectes, mouches, coléoptères, fourmis volantes… dont les populations diminuent dangereusement depuis plusieurs décennies. Elle construit son nid au sommet d‘un mur ou sous un toit, en cimentant une centaine de boulettes de boue. En observant l’ouverture laissée sur le dessus, on devine pourquoi on évoque une fenêtre à son sujet. Au début du mois de septembre, on assiste à des rassemblements de plusieurs dizaines d’hirondelles, prémices à leur départ imminent vers la zone d’hivernage, en Afrique.
Battenheim, le 1 septembre 2024
