La quête de cet oiseau mythique a pris fin aujourd’hui. J’ai souvent arpenté la colline calcaire où il avait élu domicile pour y passer le printemps et l’été, sans jamais pouvoir l’observer. Mais l’expérience d’une ornithologue avertie a permis cette rencontre presque inespérée. Les images représentent toujours la huppe fasciée en gros plan, laissant imaginer un oiseau de grande stature ; en réalité sa taille ne dépasse pas celle d’un merle. Le dos et les ailes sont marquées par de larges barres alternées noires et blanches. La tête ornée d’une huppe érectile orange vif avec des points noirs et un bec effilé et légèrement arqué lui donnent une allure exotique. La huppe apprécie les paysages ouverts avec de vieux arbres et des murets en pierre où elle peut faire son nid. Ce dernier est souvent souillé des déjections des oisillons qui dégagent une odeur fétide produite par une glande du croupion pour dissuader les prédateurs. En allemand, la huppe est appelée Kukuksküster, « le sacristain du coucou », dont elle annonce l’arrivée imminente par son chant. Le nom scientifique Upupa epops est d’ailleurs une onomatopée qui décrit ce chant : on dit que la huppe pupule ou pupute.
Le Bollenberg, le 20 avril 2023
