Hyperactives

Parmi les oiseaux qui fréquentent les mangeoires en hiver, on note une bonne proportion de mésanges, essentiellement des charbonnières, mais également des bleues. On en viendrait à penser qu’elles ont toutes déserté les bois pour profiter du coup de pouce prodigué par les hommes. Mais quand on se promène en forêt, on est forcé de constater que beaucoup d’entre elles sont restées dans ce milieu et s’activent pour y survivre. Leur métabolisme s’est accéléré pour maintenir une température corporelle élevée, ce qui suppose une quantité de nourriture qui peut atteindre la moitié de leur poids. Or les insectes se font rares et de nombreuses plantes ont déjà perdu leurs graines. C’est donc dans l’écorce et les mousses qui recouvrent les arbres que la mésange va prélever ses calories sous la forme de pucerons, collemboles, larves de mouches, acariens, oeufs… Et cette quête ne permet aucun temps mort. La mésange explore inlassablement chaque petite parcelle de la branche avant d’en gagner une autre qui n’a pas encore été inspectée par une congénère. Le soir, toute la bande se regroupe pour se tenir chaud dans quelque cavité naturelle.

Baldersheim, le 24 décembre 2024