La grive musicienne a la taille d’un merle et pourrait d’ailleurs être confondue avec la femelle de ce dernier. Si les parties supérieures sont brun olive, le ventre est blanchâtre, avec des flancs beige clair ponctués de taches noires rondes. Elle ne se laisse pas facilement observer : craintive, elle fuit à la moindre alerte. On peut parier sur sa présence lorsqu’on trouve des débris de coquilles d’escargots entassés en un même lieu. La grive musicienne raffole des escargot des haies qu’elle écrase de son bec en utilisant une pierre comme enclume. Pour se nourrir, cette espèce forestière recherche des zones d’éclaircies au sol, avec une végétation herbacée. A son menu, des invertébrés, insectes et vers, des mollusques, mais également des baies. Mais si la grive mélodieuse se fait remarquer, c’est essentiellement par son chant qu’elle entonne en fin de journée : une suite de notes variées, claires et puissantes, sifflées ou flutées, de tonalité élevée qui seront répétées. Cette particularité lui a valu le nom scientifique : philomélos signifie musicienne.
La barre d’Istein, le 26 juillet 2024
