Le sujet du jour est assez délicat à traiter car il fait émerger des souvenirs qui ne sont pas forcément très agréables. Pourtant, la mouche verte fait bien partie de notre univers, et cela depuis 65 millions d’années. Les entomologistes diront que derrière cette appellation, se cachent en réalité de nombreuses espèces de diptères que l’on a du mal à distinguer. Toutes ont comme point commun la recherche de protéines indispensables à la fabrication des oeufs ; c’est la raison pour laquelle on l’appelle communément « mouche à viande ». Les oeufs de la Lucille soyeuse ou césar sont déposés sur des chairs en décomposition qui vont servir de nourriture aux larves, ces asticots jaunâtres par ailleurs utilisés en médecine légale pour déterminer la date d’un décès. Sur le plan photographique, la prise de vue est contestable : pour bien faire, il aurait fallu saisir le diptère avec une mise au point sur les yeux. En passant outre cette convention, on a voulu attirer l’attention sur les couleurs plutôt que sur l’anatomie. Prise en fin de journée, cette photographie révèle les reflets métalliques qui vont du cuivré au doré. Mystère de la physique capable de jouer avec la lumière pour transformer le vert en or!
Baldersheim, le 7 juillet 2022
