« Ce n’est pas un temps à mettre le nez à la fenêtre! » : curieuse expression qui peut être entendue de plusieurs manières selon qu’on l’imagine ouverte ou fermée. Dans les temps anciens où les vitres des chambres ne dégivraient pas en hiver, s’en approcher en petite tenue, c’était déjà prendre le risque de se
refroidir. Rester à proximité d’une ouverture lors une catastrophe naturelle – tempête ou tremblement de terre – c’est courir un danger potentiellement mortel. Quant à vouloir ouvrir une fenêtre au plus fort d’une averse, chacun comprendra l’absurdité d’une telle idée… Mais contrairement à ce que laisse entendre cette formule ambigüe, je reste persuadé que mettre le nez à la fenêtre, reste un sage habitude, un réflexe
de survie, quel que soit le temps constaté. Quand le soleil est cuisant ou totalement voilé, quand la brise caresse ou déchire, quand la pluie inonde ou se répand en spray… il faut s’approcher de la fenêtre. Ouverte ou fermée, c’est le poste de télévision de nos anciens ; elle nous relie au monde extérieur, nous informe et nous divertit. Une goutte d’eau collée à la vitre peut même refléter le panorama du voisinage !
Baldersheim, le 27 octobre 2023
