Le Sizerin

La météorologie appartient au monde des sciences appliquées… mais les prévisions sont parfois trompeuses. Il est vrai qu’avec les bouleversement liés au réchauffement climatique, les modèles doivent être actualisés. Les oiseaux ont également du mal à s’y retrouver. Une espèce réputée de passage en hiver dans notre région peut s’y attarder au-delà des limites calendaires habituelles. En cette mi-mars, on a encore le plaisir d’apercevoir un groupe de sizerins flammés affairés à se nourrir de graines de tanaisies. L’application dont ils font preuve est peut-être le signe d’un prochain départ vers les contrées alpines. A la faveur des rayons de soleil qui inondent la lande du Rothmoos, leurs couleurs apparaissent contrastées : du brun grisâtre rayé de noir sur le dos, un ventre blanchâtre, des taches noires au-dessus et au-dessous du bec jaune, et surtout une calotte rouge d’évêque sur le sommet du crâne. La femelle dont la poitrine est à peine colorée de rose n’est pas prête à être élevée au rang de cardinal.

Le Rothmoos, le 13 mars 2024