Pour identifier un oiseau, on est attentif à sa morphologie générale, à son vol, à son chant… mais également aux couleurs de son plumage. Et dans notre région, on rencontre peu d’espèces avec des teintes aussi variées. Bleu, fauve, marron, verdâtre, crème, noir et blanc… sans compter les différentes nuances. Contrairement aux oiseaux, comme les flamants roses, qui trouvent ces couleurs directement dans leur alimentation, le pinson des arbres a investi dans le long terme. Les caroténoïdes (rouge) et les mélanines (brun ou noir) sont transformés par les chaînes métaboliques cellulaires et vont se fixer dans les bourgeons folliculaires à l’origine des plumes. Même si au cours d’une saison de reproduction, la coloration du plumage ne cesse de se dégrader, ce processus permet de disposer de couleurs éclatantes après la mue suivante. C’est souvent un signal de bonne santé qui permet à une femelle de sélectionner le géniteur de ses petits. On remarque d’ailleurs que très souvent le plumage des mâles est plus chatoyant que celui des femelles.
Baldersheim, le 13 avril 2023
