A l’heure où les projets immobiliers passent souvent par l’effacement des traces du passé, la vocation d’un écomusée est de garder la mémoire de la vie dans les villages durant les siècles passés. Celui qui, sous la houlette de Marc Grodwohl, a ouvert ses portes au public en 1984 se veut le reflet de la vie des agriculteurs et des artisans d’autrefois. A l’ouverture de la saison, courant avril, nous pouvons assister à des scènes de labours, le cheval de traie renouant avec des souvenirs enfouis dans sa mémoire de travail. Mais le reste de l’année, comment évoquer ces moments oubliés? C’est au détour d’un chemin, bien loin des premières maisons à colombages, que nous découvrons ce tableau insolite. Point de cheval, mais une bête de somme qui n’est pas exigeante en nourriture. La charrue est authentique et bénéficie même d’un système de socle réversible. Le laboureur est concentré sur son attelage ; on peut imaginer le dur labeur qui accompagnait le défrichage des champs.
L’Écomusée d’Alsace, le 28 juin 2020
