Si on demandait à un enfant de dessiner un oiseau, il y aurait de fortes chances qu’il l’installe sur la branche d’un arbre. C’est effectivement l’environnement dans lequel nous sommes habitués à le rencontrer. Instinctivement, un chat, le chercherait plutôt au sol, lieu mémorable de ses prises. Il faut emprunter un sentier de forêt en hiver pour se rendre compte combien d’oiseaux recherchent leur nourriture à même le sol lorsque les arbres sont dépouillés de leurs feuilles. Pinsons et merles noirs s’affairent chacun dans leur spécialité : les premiers ratissent le sol à la recherche de quelques graines, alors que les seconds s’efforcent de débusquer des vers de terre sous un tas de feuilles mortes. Mais beaucoup d’autres espèces les rejoignent dans cette pratique. La sitelle torchepot, découragée par de vaines escalades, recherche au sol de quoi survivre. Même la mésange nonnette qui apprécie tant les insectes cible maintenant les petites graines. Les gros becs évoluent dans une autre catégorie, forts de leur réputation de casseurs de noyaux. Même le geai des chênes abandonne son poste de guet pour refaire le plein sur le plancher des vaches. Chacun aura constaté que la production de glands et de faines est très limitée cette année et qu’il faut bien ramasser les miettes tombées au sol, si l’on veut survivre.
Baldersheim, le 12 décembre 2024
