En avril, les pierres calcaires des collines sèches se réchauffent doucement au soleil de l’après-midi. Elles sont courtisées par les lézards verts fraichement sortis de leur période d’hivernage. Ces sauriens sont des animaux à sang froid, dont la température varie avec le milieu dans lequel ils vivent. Ils ont besoin de s’alimenter en énergie solaire avant de vaquer à leurs occupations. Le spécimen observé est un mâle, reconnaissable à sa tête massive et sa robe vert pomme. Sa gorge commence à prendre une belle teinte turquoise et signale le début de la période de reproduction. Il n’est pas rare d’assister alors à de violents combats entre mâles, les délicats mordillements étant réservés aux femelles durant l’accouplement. Le lézard vert consomme des invertébrés : araignées, sauterelles, papillons, coléoptères , mais aussi des chenilles ou des larves qu’il attrape avec ses puissantes mâchoires et avale tout rond. Il se sert de sa langue pour sentir les odeurs. Lui-même peut se retrouver au menu des faucons crécerelles, couleuvres ou vipères, ainsi que des chats…Il fait partie des espèces protégées en France.
Le Bollenberg, 15 avril 2023
